Vienne 2016

Mercredi 3 février

Notre groupe écoute attentivement le guideLundi, alors que nous visitions la Hofburg, un des surveillants de salles qui parlait un excellent français nous a dit que la différence essentielle entre Paris et Vienne tenait au fait qu’à Paris il fallait passer des heures en transport avant de voir la campagne alors qu’à Vienne, dix minutes suffisaient. Force est de constater qu’il avait raison… et nous en avons fait l’expérience (pédestre) aujourd’hui.

L'intérieur de l'église am SteinhofLa première visite de la journée était consacrée à celle de Sankt Leopold am Steinhof, une église construite par Otto Wagner au tout début du XXe siècle. Sise dans un hôpital psychiatrique, elle ne figurait pas sur les plans qui nous avaient été remis. Mais à cœurs vaillants rien d’impossible ! Nous sommes sortis du métro et engagés bravement dans la bonne direction… enfin celle qui devait correspondre… Après plusieurs minutes de marche, nous avons pu constater que la campagne viennoise était bien proche de la ville. Nous avons grimpé, et encore, demandé à plusieurs passants – rares, malgré tout – qui tous nous ont dit que la direction était bonne mais que nous n’étions pas arrivés. Il nous a fallu plus de trois quarts d’heure de marche pour atteindre notre but.

L'immeuble Musenhaus de la Wienziele construit par Otto WagnerEn quelques minutes très denses, la guide nous a fait découvrir cette merveille de l’art nouveau. Inspiré du concept d’œuvre d’art totale, tout est pensé pour le lieu. Les bancs sont plus étroits quand ils doivent accueillir des malades plus agités, l’ensemble du mobilier est arrondi pour éviter qu’ils ne se blessent, hygiène et beauté pourraient être les deux principes directeurs de ce bâtiment. Les vitraux sont de magnifiques créations de Koloman Moser. Revenus dans le centre de la ville, nos élèves ont pu découvrir quelques spécialités, les Wienerschnitzel ou les Mozartkügeln… 

L’après-midi a été consacré aux autres œuvres d’Otto Wagner de la capitale. D’abord le pavillon de la Sécession, puis les immeubles de la Weinzeile et enfin le pavillon de la Karlplatz. Ce moment fut l’occasion d’apprécier la stupéfiante frise de Beethoven de Gustav Klimt. Beaucoup ont été émus de cette découverte esthétique. Dommage que la pluie ait dû écourter notre parcours dans la ville… Heureusement, certains se sont lancés dans une entreprise ambitieuse mais néanmoins nécessaire : comparer les différentes sachers entre Heiner ou l’Hôtel Sacher… Les accompagnateurs ont aussi une petite idée sur cette question précise.

Mardi17SeptembreSemaine 38 | RenaudPGibbeuse décroissante